mardi 17 juillet 2007

Et le roi des cons sur son trône...

Plus de courroux, plus de coucou, puisque à la fin ils vous ennuient (cher anonyme). Juste la hargne, ma hargne.

Ce week end , j’ai bien rigolé. Ce n’est pas tant du fait de l’absence de pollution visuelle de mon espace de vie par la souillure sans nom du Nicolas voilé, mais, de manière plus générale, parce que la vie m’a fait cadeau d’un joli clin d’œil.

Il faut dire que tout avait bien commencé… Week end de rêve avec dix huit vahinés à la peau douce et odorante, sensibles à mes désirs, soucieuses de mes plaisirs. Vint alors sur le ciel de Cherbourg en Mauritanie un vent d’air frais et scintillant chargé de milles gouttelettes et de sombres présages.

Alors, votre serviteur, ne bravant ni les cieux, ni les éléments, se réfugia dans la profondeur molletonnée du canapé décadent qui lui tendait les bras.

Soit, direz vous, et alors ? Eh bien pendant des heures, alors que mon harem s’extasiait devant les robes chargées de parures de la cour de louis XVI rêvant sans doute de m’emmener, bras dessus, bras dessous sous les arc en ciels de plaisirs des fontaines miroitantes du Versailles de l’époque, avant de nous étendre, bas dessus, bas dessous, sous des arc en ciel de plaisir…Passons. Et bien pendant ce temps, et alors que je contemplais avec plaisir les délices caché dans les robes, un parallèle sournois plantait en moi les premiers doutes. J’ai sentis poindre en moi la laideur des soupçons, l’ire désolante qu’appelle l’injustice. C’est –comprenez-vous ?- qu’au bout de prêt d’une heure de baffrages télévisuels, de banquets mondains et décadents, ma lassitude de voir se répéter cent fois les mêmes scènes, les mêmes dialogues, et toujours pas d’intrigue, j’ai commencé a divaguer.

Il faut dire que Marie Antoinette m’a bien aidé. Cette femme, à qui l’on prête, à tort ou à raison, la fameuse répartie : « Le peuple n’a plus de pain ? Qu’il mange de la brioche », cette femme illustre en peu de mot le malaise de l’époque et la coquine a fait basculer mon week end dans la nuit la plus noire.

Certes, depuis l’élection de notre dernier roi, je m’interroge. Dans quelle société vivons nous où la femme d’un chef d’état dispose pour son plaisir des ressources du peuple ? Dans quelle société vivons nous où son mari, arguant des besoins inhérents à sa trop grande famille peut doubler sans problème, grâce a la dîme du peuple, les effectifs de son palais ?

Ô bien sur me direz vous, point de cour dans ce nouveau régime, pas de robes à froufrous, pas de diamants nombreux ni de courbettes faciles. Pourtant, si l’on regarde sous cet angle, la cour des rois de France ne se distinguait elle pas du fait que ses membres dociles ne vivaient en prime abord, que des rentes de l’état ? Nos députés sont ils très différent de ces demoiselles à la dentelles facile ? Ils reçoivent de l’état une pension honorable pour leurs nombreuses siestes et pour leur « cabinets ». Ils s’adonnent aux complots, aux bassesses de l’esprit, aux courbettes effacées pour conserver leurs postes.

Pensez en ce que vous voulez, mais j’ai bien l’impression que l’homme n’est pas si mur, pas si prêt qu’on veut bien le prétendre, à assumer ses rêves de libertés. Dans notre folie, nous transformons lentement le renouveau d’hier en vécu d’autrefois.

A l’heure ou les libertés individuelles s’effacent devant les individus libéraux et les impératifs de sécurité, à l’heure où la plus grande puissance militaire de ce monde –dont Gary Kasparov s’inquiète de la voir toujours baptisée de « démocratie » - voit en notre président un partenaire privilégié, à cette heure je me dis que des jours sombrent approchent.

Mais le film se termine, et, mon harem aidant, je plonge dans le stupre d’une vie bien réglée, bien huilée, d’où plus rien ne dépasse qui puisse gêner mes sens. L’ordre juste, l’ordre droit. Celui qui souille ses bottes depuis tant de grands siècles sur tant de champs d’honneurs.

mardi 3 juillet 2007

A propos d'internet

Salut ma hargne,
bonjour ma colère,
Et mon courroux, Coucou!

Je sais cher lecteur. Je m'excuse, l'absence a été longue. Il faut dire que mon corrélégionnaire a poils long m'avait demandé de ranger son appart. Je n'en sort qu'aujourd'hui, ayant par chance redécouvert la porte de sortie autrefois noyée sous un monceau de boites de pizza...

Je dépose ici cette réaction à brûle pourpoint aussi diffusées sur le Blog de Mr Devedjian...

Salot Cocu!

Je veux dire salut coco, désolé, mon clavier a fourché. Je m'excuse. Et tu sais bien qu'une excuse ca s'accepte, surtout sur internet.

Ma petite caille de prétoire, mon petit député de la coulée verte, petit bulletin chéri que je croise si souvent, bonjour.

Malgré l'ironie légère qui parsème ma missive, j'espère bien que tu la publiera et que tu m'autorisera a te tutoyer pour faire comme si nous étions copains comme cochons, un peu a la manière des hommes qui ont l'étoffe de chefs d'état. Cela te permettra, en coupant soigneusement de faire "peuple" et foutrement "in". D'autre part, je suis prêt, pour remonter ta popularité chancelante, ô ministre éploré, à témoigner quand il te plait sur tes voyages imaginaires en pétrolette rouge (ou bleue si tu préfère) comme le font si bien tes détracteurs d'aujourd'hui.

Or donc, si je laisse sur ce blog la souillure morose de mon écriture scribouillarde aujourd'hui c'est bien, tu t'en doute, que tu as dit une connerie comme on en dit parfois, le vin dans les veines ou le G7 aidant. Alors non, je ne vais pas te jeter la pierre. Tu t'es bien excusé mon petit Patrick? hein? Oui pour sur. Alors ne nous attardons pas, il y a plus important.
En effet mon petit blogeur d'opérette, je t'écris déjà pour te dire que je comprends. Je comprends tes joies, tes peines, tes inquiétude sur le vol des saisons, tes errements sur les thèmes de la culture des rhododendrons et même, même, je partage tes amis puisque nous sommes presque voisins. Alors que dire? Déjà, avouons le, c'est elle qui a commencé! Si, jeune lecteur qui me lit, c'est elle. Elle vient comme ça chez toi s'inviter au souper sans même qu'on l'aie convié. N'est ce pas très malpoli? Bien sur, elle entre par la petite porte, sans même te prévenir à l'avance et même sans frapper. Hop, dans la télé! Et l'enfant qui jouais, celui qui travaillait, se retrouve surpris, planté là comme un con, les 20h passées, à écouter des inepties politiques plus viles les unes que les autres. Je le sais, mon petit Patrick de prétoire, parce qu'elle a fait ça chez moi aussi. Alors bien sur, toi aussi, tu l'avais déjà fait, et même pas qu'une seule fois. Mais pouvais je t'en vouloir? Ne sommes nous pas voisins? Non bien sur que non... a toi je te pardonne. Et puis je sais bien qu'il faut savoir se montrer pour exister. C'est le président qui l'a dit non?

Bon alors si tu me le permet, j'aimerais passer de ces digressions enthousiaste au coeur de mon problème, au coeur de notre problème, petit spadassin blogueur, apollon en robe noire, cupidon intrépide, pour venir au point qui nous intéresse tous: Internet.
Tu t'étonnes, mon petit Patrick, de la vivacité et du mauvais goût d'Internet. Tu as raison mon coco. C'est horrible. On y trouve de tout. il y a les valeurs de vertu, celles de la connaissance partagée, celle des communauté d'amis, des sites éducatifs et des pays lointains. Il y a aussi la nasse plus informe de l'Internet informatif. Les journaux vous y présentent, avec moult enluminures, les versions amoindries de leurs pensées chevrotantes. "Alors l'information c'est ca?" demandait mon fiston il n'y a pas si longtemps. Non petit. Non. Rassure toi. Il existe un royaume ou la parole d'un journaliste est de foi, ou la paix règne dans chaque foyer, où les politiciens dorment en sécurité dans les bras de Morphée, et ou nous pouvons vivre. Simplement il faut le créer alors. Alors c'est facile fiston, tu fais de la politique, tu deviens député... mais je vous épargne les détails, mon fils ayant demandé qu'un plus grand anonymat soit donné a cette conversation.

Et oui mon petit avocat d'âge mur! A quoi t'attendait tu? Nous vivons dans un monde ou les journalistes filment le président en jogging. Imaginons qu'il apparaisse débraillé, défait par sa course haletante, suant, suitant et crachant... La fonction en prendrait pour son grade non? Je te le demande: Est ce que l'avilissement des média nous conduit dans le bon sens?

Est ce que la privation des libertés individuelles, telles que le droit a la vie privée (cybernétique et réelle) va dans le sens de la protection des individus?
Est ce que le fait d'enregistrer les séquences "off" n'est pas une preuve que l'on attendait ton faux pas, de meme que les policiers guettent aujourd'hui les grand meres pour leur coller des prunes lorsqu'elle conduisent a 55 en ville?

Il y a bien des choses qui ne fonctionnent plus mon petit Patrick concernant les libertés fondamentales de l'homme dans notre pays, comme le droit de n'être pas suspecté à priori, le droit a la parole, le droit d'acceder a des postes a responsabilité sans se faire coopter... Et je suis pret a t'en parler quand tu voudra mon coco, sur mon blog ou chez l'un d'entre nous, pourvu que tu en aie seulement envie..