lundi 11 juin 2007

Votons bien, votons gruyère!

Cher Président Nico de souche,
Cher juré craché...

je viens te remonter le moral, a toi, petit surfeur de pacotille. Et ca va pas être facile!


Eh oui... Je sais bien, ça fait mal. Au cul d'abord si tu veux bien m'excuser, et à la tête ensuite. Bordel de nous! Mais qu'est ce qu'on a fait pour mériter ça! Je ne parles pas tant des législatives qui certes présentent un tour pour le moins inquiétant, mais bien de la nouvelle recette de la crème de gruyère, qu'un industriel éhonté fait jaillir du néant pour satisfaire au joug inhumain de cette société néo capitaliste qui veut qu'on préfère le neuf au vieux, la droite à la gauche, l'extrême droite des couteaux à l'utopie d'une anarchie salvatrice sans lendemain.

Vieux salopard ! Est-ce que tu as pensé à moi, ne serait ce qu'une seconde avant d'ajouter à tes délicieuses crèmes de gruyère l'éclat inopportun des milles merdes molles et vertes de ton caniche artritique, les conservateurs qui vont avec, et même j'en suis sur, malgré tes dénégations répétées, deux ou trois bulletins de vote UMP pour rendre le tout amère. Non ! Bien sur que non ! Tu as fait ça dans ton coin vieux fripon, et sans prévenir personne. Toi, tu pensais déjà au connard qui trouverai ton idée merveilleuse et s'empresserait d'en acheter des tonnes pour accompagner la bouffe dégeulasse qu'on sert aux grabataires aux papilles défaillantes abandonnés pour y mourir dans les hospices de province, loin des chiens imbéciles, des promenades parisiennes, et du radeau de la méduse dont l'observation attentive égayait leur journée quand ils avaient encore des sous pour aller au musée.

Et moi ? Tu t'en fous. Car toi, tu ne sais rien de mes souffrances, de mes aspirations. Tu ne sais rien non plus de ma peine lorsque je me lève à l'aube avec au cœur, aux tripes, et même parfois plus bas, l'espoir insensé de me taper, dans le secret de la nuit qui s'étiole, le délicieux larcin d'une tartine grasse et lactée de tes portions digestes. Mais quand la lune dépose son œil narquois sur les ajouts sans charme de ton invention, ma bouche et mes yeux se ferment. Je ne sais plus, je ne sais pas. Est bien moi qui suis là, comme un con, planté dans ma cuisine, au beau milieux d'un état sarkosyen et défaillant, en train de manger de la droite au petit déjeuné ? Toi qui compte tes sous, à l'heure ou je te parles ! Est-ce toi qui doit sécher mes larmes alors que je repars, le cœur et l'estomac retournés vers mon vieil oreiller ? Alors dans le secret de la nuit, ce dernier, que ni le temps ni l'usure n'ont su faire remplacer, ferme ses bras sur moi pour couvrir mes sanglots et m'emporte de son mieux vers mes rêves les plus doux.

Heureusement, dans sa bonne âme de latin, le français brûle ce qu'il a vénéré jadis. Alors, petit surfeur d'opérette, facho de mes couilles a condition qu'on me les coupe, fermes ta gueule et prépare du bois.

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